Dans mon billet, citoyen détracteur, je déplorais l'absence de réaction des "élites" et "intellectuels" sur cette trash attitude du net et des médias.
Je ne m'attendais certes pas à ce que Mme la présidente réagisse elle même, lançant une réplique maîtrisée sur les égarements de la presse.

Ce n'est pas tant ce qu'elle a dit qui m'a plu, mais le fait de voir les journalistes ce matin (à la radio) réagir sainement à cette chronique, surenchérissant même sur la justesse des arguments.

Car si, désormais, la rumeur sert d'information, si les fantasmes servent de scoops, où allons-nous ? Si les grands journaux cessent de faire le tri entre les ragots et les faits, qui le fera ? Si, tel le pire des magazines trash, Le Nouvel Observateur, trahissant sa charte, sa vocation et même son nom, n'observe plus mais invente ce qu'il raconte, quel rempart nous reste-t-il contre l'hystérie de l'époque ? (extrait du Monde, la Chronique de Carla)

Il me semble plus que jamais nécessaire, à l'heure de la sur-abondance d'informations, de devoir prendre encore plus de précautions dans la publication pour éviter de trop hâtives de conclusions. Le bon sens des citoyens doit plus que jamais refaire surface et la déontologie et le travail d'expertise des journalistes, permettre de faire le tri et de relever le niveau.
Ne lisons pas n'importe quoi et surtout ne laissons pas notre presse dériver vers ces tendances trash trop faciles. Redonnons les moyens d'une vrai presse d'analyse.

C'est finalement peut être Edwy plenel qui donne le meilleur signe avec mediapart. Pour avoir du bon il faut payer. Il n'y a pas de miracle, si on veut de la qualité, cela a un coût. Charge aux médias de le faire valoir et charge aux dirigeants de faire évoluer les modèles pour que nos médias ne partent pas en déliquescence.

Ce "gratuit parce que c'est du web" et tout ce qui va dans ce sens, m'inspire depuis quelques temps déjà un billet (en cours de préparation)...
Il faut arrêter d'être naïf non ? Tout a un coût...