Pourtant, alors que les médias font de véritables efforts pour orienter leur navire dans cette direction, avec toutes les difficulté dues à l'acquisition tardive de ce cap, les journalistes et relationnistes continuent à minimiser le phénomène, voire à le mépriser.

On présentait pas plus tard qu'il y a 10 jours, lors de l'événement presse tenu en marge du salon du livre à Genève, les résultats d'un sondage soulignant le manque de sérieux des blogs pour 80% des personnes sondées (j'ignore les conditions exactes de l'enquête et l'échantillon pris en compte). Les conversations au café sonnaient alors comme un soupir de soulagement face à ce rassurant plébiscite pour le média traditionnel, seul détenteur donc, selon eux, du sérieux vital à tout média qui se respecte.

Je ne dirais pas que tout ce qui est sur internet est sérieux et de qualité, mais de là à en mépriser le contenu, il y a un gouffre.
Ce qui est incroyable c'est l'inertie de certains, alors pourtant que le mouvement est en marche de la part de leurs propre média, rendu à l'évidence.

La gestion du changement ne se fait certes pas en un jour, mais il est toujours un peu décevant de voir les conservatismes privilégier un rassurant mais pauvre sondage à l'évidence de l'ampleur du phénomène partout ailleurs, comme si la Suisse était une île ?!

Ce pourcentage aura suffit à apaiser des journalistes présents, visiblement peu scrupuleux à remettre en question l'information. Mais pour le coup, le sérieux du média m'apparaît plus que douteux à moi, pauvre blogueur et observateur quotidien de la progresssion et de l'influence des blogs et d'internet sur les médias.

N'est peut être pas superficiel qui croit...