Verre à moitié vide ou à moitié plein ?
Par Sandrine Szabo, mardi 24 juin 2008 à 11:33 :: Rien à voir :: #527 :: rss
Française habitant à l'étranger, je me suis souvent entendue reprocher le côté "grande gueule" des français : vantards, bruyants, non modestes, toujours à râler pour un oui pour un non. L'héritage culturel et gastronomique se voyant alors très vite remplacé par des critiques assez vives.
Pour tout vous dire, depuis le début de l'Euro, tout ce que j'ai entendu autour de moi c'est "pourvu que les français perdent, cela leur donnera une bonne leçon d'humilité"! Je vous dis pas comme ils jubilent en ce moment...
Qu'avons nous fait pour déchainer à ce point les passions ?
Je n'aime pas le foot et me sens bi-nationale, mais cet acharnement me met terriblement mal à l'aise.
Pourquoi la France, autrefois brillante et appréciée, ne reluis plus que par ses séismes et maladresses. L'opinion publique, insensibilisée par une haute dose de paranoia de l'intégration et le principe de précaution se concentre de manière nombriliste sur ses problèmes de pouvoir d'achat, de politique spectacle dans un passéisme qui frise le renoncement.
Que l'on renonce à râler à tout bout de champ n'est pas une mauvaise chose. La démagogie du changeons tout, ne changeons rien ayant vécu.
Mais la vitalité, la créativité, l'excellence...tout cela ne doit pas se dissoudre dans l'apitoiement ambiant car le monde, les pays voisins continuent eux à avancer vite, fort.
Favorisons la création, ne mettons plus de batons dans les roues des entrepreneurs. Aux US, les gens créent des entreprises en 1 heure, en Suisse il m'a fallut une demi journée, en France combien de temps ? Imposer 50% de charges aux entreprises n'incite pas non plus à s'arracher pour réussir, surtout lorsque l'on est petit. Hors la vitalité vient des PME et TPE. Ce sont eux qui font vivre les qurties, les villages, les villes, les commerces.
On brille par les projets, leur qualité mais aussi leur quantité. Je me sens bien au pays des hélvètes, pas toujours très souples mais terriblement lucides. Ici on crée, on avance malgré une démocratie participative pas toujours facile à gérer et une lenteur apparente. Les moyens mis à disposition de ceux qui créent sont au RDV.
Et si on arrêtait un peu de pleurer dans l'hexagone pour se mettre au boulot ? Il y a une part de jalousie et d'éxagération dans tout cela, mais franchement, si on parlait un peu plus de ce qui fonctionne au lieu de ce qui ne marche pas...cela n'aiderait-il pas ?


Le blog de profession-web, me permet de parler de tous les sujets qui me tiennent à coeur, de la Suisse et de ce qui s'y passe en matière de web et surtout du site profession-web et de ses coulisses.



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