1. Des identités visuelles travaillées pour le web

Ce n'est plus du papier que viennent les identités visuelles, mais du web. Parmi les webdesigners avec lesquels j'ai de réguliers échanges, beaucoup me disent que le look du site internet fini par dominer et même être décliné dans les autres supports. Pourquoi ? Parce que l'image, l'identité visuelle sur internet est celle qui marque les esprits.
Elle donne lieu à plus de possibilités, le média est riche et par définition plus à même d'évoluer, d'offrir du contenu et donc de séduire. Il y a un rapport nouveau avec le média internet, qui impose finalement ses nouvelles règles en mode de communication. Par esprit d'homogénéité, on conserve alors ce qui semble établi, l'identité visuelle online.
Pas étonnant donc que l'on observe un travail sur les typo, des recherches dur des effets "tampons" ou encore ce besoin de réduction de la marque à un symbole. Sur le net on est vite réduit à un .ico, un favicon de 5x5 pixels ou encore une image carrée de 15x15. Pouvoir laisser sa trace alors qu'on est réduit au plus simple essentiel est aussi important que lorsque l'on travail un logo pour qu'il "passe bien à la photocopie" lorsqu'il est imprimé. Les exemples cités ne sont pas tous encore très reconnaissables ou séduisant, mais je crois que nous allons voir, dans la même veine que tous ces logo "web 2.0" d'il y a quelques années, une nouvelle vague graphique. Certes le travail sur la typo est pour le moment assez limité par les navigateurs (on se trouve assez rapidement réduit au champ arial, verdana...). Cependant, les images, de plus en plus communément acceptées, permettent de pallier (avec plus ou moins de grâce parfois) à ce besoin d'originalité. Reste à savoir si les effets font la qualité de la marque mais c'est un autre débat ;-)

Le web impose ses nouvelles règles à l'identité visuelle : Elle doit être unique (travaillée, différente), reconnaissable (immédiatement), réductible à 5 pixels.

Pour les puristes, je dois préciser que je parle de l'identité visuelle en général, même si j'ai mentionné les notions de logos, de typo et indirectement de logo. L'identité visuelle ne se réduit pas seulement à cela. Du reste, les plus réussi se passent même de tous ces artifices (c'est au autre sujet d'ailleurs)...

2. Richesse des effets (de plus en plus complexes) pour une "user interface" beaucoup plus intuitive

Le combat de l'ergonomie commence véritablement. La technologie permet beaucoup plus d'audace aujourd'hui. On peut jouer avec des layer, faire des effets de transparence, de glissé. On obtient même des interfaces presque "tactiles" comme par exemple avec l'utilisation des "cover flow" à la Apple. C'est encore une fois le king du design, Apple, qui a défini les standards, mais ça marche.
D'un point de vue du code cela devient complexe à coup de javascripts et de vérifications ou patch pour tous les navigateurs. Le mobile risque d'ailleurs de nous rappeler à l'ordre avec du coup, l'obligation de faire véritablement deux sites distinct, pour respecter l'ergonomie de tous les device. Mais oui, cela fonctionne. On peut laisser libre court à notre imagination et se permettre plein d'audaces sans pour autant avoir du "tout flash". De petits effets, y compris des effets flash, vont ainsi agrémenter, pour le plaisir des yeux et l'amélioration sensible de l'ergonomie, de plus en plus de sites.
Tout ne sera pas du meilleur effet, surtout si la réflexion stratégique n'est pas faite en amont et il faudra se sensibiliser de plus en plus au respect des utilisateurs "déficients" ou encore des device mobile (afin de proposer une alternative aussi valable), mais le train des interfaces riches est résolument en routeExit .

3. Clarté "éditoriale", sites plus structurés et conduisant à l'action

C'est difficile de décrire précisément ce phénomène que j'observe. C'est un peu comme si l'abondance d'information disponible sur les sites commençait enfin à trouver une organisation "organique". On hiérarchise, on organise. Exit les pages longues et monotones qui semblaient seulement interrompu par un niveau de titre.
Les titres sont plus travaillés, les sections sont rendues visuelles avec des séparations, des effets de chapeau (petites introductions explicatives) et on voit apparaitre une "signalétique" avec des boites symbolisant des menus ou bien des sections et des "media block" permettant d'identifier un contenu précis. On ajoute des images et l'on voit même des textes justifiés des deux côté comme dans la presse. On a une identation à côté des images ce qui permet visuellement de moins accroché sur une organisation anarchique et de plus accroché sur la titraille ou des sections. C'est pour cela que j'ai pensé à de la clarté éditoriale car je trouve que les sites empruntent de plus en plus à l'écriture des magazines (au moins pour ce qui est de l'organisation).
L'acquisition de repères et de réflexes nous ont également permis de pousser un peu plus loin les modèles d'ergonomie. On explique de moins en moins et c'est de plus en plus évident. Par exemple, cliquer sur le logo ramène généralement sur la home. Les "contacts" sont souvent en haut à droite. Le panier d'une boutique se trouve à droite et le bouton pour valider un formulaire à également sa place à la fin du formulaire.
La navigation semble avoir acquis des règles d'usages dont le respect permet de faciliter l'appréhension des sites.
On prend d'ailleurs de plus en plus soin à rendre évident à l'utilisateur ce qu'il doit faire. On voit des pages qui affichent des étapes (1. créer son compte 2. valider l'email 3. commander) afin que l'utilisateur comprenne ce que l'on attend de lui. On a aussi de plus en plus des boites de dialogue en "sur-impression"; le site semble grisé alors que la petite boite "pop up" apparait clairement dessus en attendant notre action.
Ces nouvelles boites de dialogue "à la netvibes" par exemple (on clique sur la croix pour fermer et sur le lien pour éditer) sont de plus en plus communément acceptées.

  • Il y a une structure donc de plus en plus marquée : elle est marquée par des "box", elle est hiérarchique (plus l'info est importante et plus c'est grand ou visuellement important) et souvent imagée (on retrouve de plus en plus les codes couleurs ou des images symbolisant les sections).
  • On se repose sur les acquis ergonomiques, une croix pour fermer, un panier en haut à droite... Y déroger c'est se priver des réflexes des utilisateurs et c'est à coup sur risquer de les destabiliser.
  • On guide de plus en plus l'utilisateur vers l'action > cliquez ici, boite de dialogue en surbrillance, menus étape etc..

Et vous, qu'en pensez-vous ? Qu'est-ce qui vous marque le plus dans l'ergonomie et le design des sites d'aujourd'hui ?